Se libérer des grilles de dessin

Comment bien utiliser les grilles de dessin ou grilles de Dürer.

J’avoue que le titre est un peu un argument contre l’utilisation de mon application NetGrid.
Cela ne me pose aucun problème.

Pourtant il résume assez bien le propos qui va suivre.
Le titre est d’autant plus intéressant que le terme grille nous fait penser immédiatement à une prison. J’en arrive rapidement à une question qui va séduire les « anti-grilles ».
Et si ces grilles qui nous aident à nous améliorer ne seraient pas aussi des carcans à notre créativité ?
Bon, je vous laisse réfléchir au problème…

Le point que je souhaite aborder, concerne l’utilisation que l’on peut faire d’une grille de Dürer.
Pour ma part, j’utilise un quadrillage assez large de 5 à 6 carreaux maxi pour un format A4 horizontal.
Je m’aide de la seconde grille dans les points de détails, mais j’évite au maximum de l’utiliser.

Ce qui me paraît essentiel, ce n’est pas de travailler point par point comme dans les livres pour enfants où il faut relier les points pour voir apparaître un héros de BD.
Ce qui est essentiel, c’est de comprendre ce que l’on fait.
Pourquoi je trace tel ou tel trait, à quoi il correspond, pourquoi il va dans cette direction et pas dans telle autre.

Importance de la perspective

Pourtant, la grille n’est qu’un outil grossier.
Comme je l’ai écrit dans ce titre, il faut se libérer de ce carcan et aller chercher ce qui se trouve au delà de la grille.

Comprendre le monde qui nous entoure pour pouvoir mieux le décrire.
Les dimensions des objets, leur proportions et leur position sont perçues par nos yeux et se traduisent dans notre cerveau par des images.

Reproduire ces images demande avant tout de connaître les phénomènes physiques et optiques qui les engendrent.
Pour dessiner un corps humain, un visage ou une main, il est nécessaire de connaître les bases de l’anatomie humaine. La grille de dessin ne suffit pas, elle ne remplacera jamais cette connaissance et c’est une grosse erreur de penser qu’elle va combler nos lacunes techniques.

Quant à dessiner un paysage, une rue ou un monument, il faut connaître les règles de base de la perspective.

La perspective est un concept qui cause pas mal de soucis aux dessinateurs débutants.
Et pas seulement…

Bien sûr, on connait tous un peu la théorie.
Nous avons tous entendu parler de ligne d’horizon, de point de fuite et de fuyantes, mais pour beaucoup, ces mots sont restés assez flous dans notre mémoire.

Il suffit de faire quelques recherches sur le net pour comprendre que tout ceci n’est pas toujours bien clair.
Ce qui est le plus déroutant, c’est le nombre d’erreurs qu’on peut trouver dans certains articles, dessins à l’appui.
J’y reviendrai dans mes exemples.

Nous savons tous détecter les anomalies de perspective.

Pourtant, expert ou non, notre oeil ne nous trompe pas.
Tous, nous sommes capables de voir que quelque chose est anormal dans une illustration.
Nous sentons que ça cloche, mais nous sommes pas toujours capables d’expliquer pourquoi.

L’art moderne nous a bien habitués à voir des choses autrement que dans la réalité (Picasso et Braque en ont été les précurseurs), mais avant de déstructurer la réalité, il faut la comprendre et bien la maîtriser.
Ces grands artistes qui ont fait l’histoire de l’art sont aussi passés par la case départ de l’apprentissage.
Quant à nous, simples amateurs, si nous produisons un dessin tout de travers, je ne pense pas qu’on puisse le qualifier d’oeuvre d’art abstraite.

C’est donc pour toutes ces raisons que j’ai prévu de réaliser un dossier complet sur les perspectives.
Un peu de logique et de bon sens suffisent souvent à clarifier des choses qui peuvent paraître complexes ou rebutantes.

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